Les Cow-boys dans le Far North Queensland (Part 2)

– CAPE YORK-

Lorsque nous quittons Bamboo Station, nous ne savons pas exactement ce que le Cape York nous réserve, mis à part une bonne dose d’aventure. Nous prenons la route vers le nord et arrivons à une intersection, à la Bramwell Station précisément : d’un côté, la piste classique plutôt facile, sans compter toutes les corrugations habituelles, et de l’autre, l’Old Telegraph Track (en rouge pointillée sur la carte), une redoutable piste 4×4 aux lits de rivières infranchissables, au sable poudreux, et que sa réputation précède ! Elle tire son nom de l’ancienne ligne télégraphique qui reliait Cairns au Cape York.

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Curieux que nous sommes, nous décidons d’aller voir de plus près ces fameux passages de cours d’eau (la plupart sont à secs à cette période de l’année, mais ils n’en restent pas moins redoutables). Face au premier passage, on comprend vite que la réputation de la piste n’est pas exagérée, et pensons faire demi-tour aussi sec lorsque nous croisons deux voitures d’Australiens, qui nous proposent de nous joindre à eux pour la journée. Nils saute bien évidemment sur l’occasion et je commence déjà à paniquer ! Inutile de vous dire que j’ai passé les heures suivantes à prier les dieux du Pajero pour que notre voiture ne se casse pas en mille morceaux, ou pire qu’elle ne se fasse pas emporter par le courant des impétueuses rivières que nous aurions à traverser au péril de nos vies. Comment ça j’exagère ?! haha Je vous rassure, nous avons survécu… !

La première « creek » ou cours d’eau à traverser est à sec, mais la pente est telle que Nils se retrouve debout sur le frein (oui debout) sans pouvoir arrêter la voiture. Heureusement avec le sable, elle ralentit d’elle-même. Pour la montée, en revanche c’est une autre histoire. Avec le sable mou, il est impossible de garder l’élan pour gravir la pente, et malgré la puissance extrême de notre Pajero, on se retrouve coincés en plein milieu. Heureusement nos « amis » nous tractent avec une sangle et le tour est joué. Mais on a franchi l’un des passages les plus ardus de la piste.

Nous traversons par la suite plusieurs creek en eau, et il nous faut faire une étude de terrain détaillée avant de s’engager, car notre voiture n’est pas bien haute, et ne possède pas de snorkel (tuba évitant de noyer le moteur). Il faut dire que dans l’ensemble, nous sommes beaucoup moins équipés que nos potes australiens. Radio UHF, plaques grippantes, deuxième roue de secours… ils ont tout ! Mais avec notre pilote hors pair, on s’en sort haut la main !

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Le point fort de cette piste, est la Gunshot Creek, qui porte ce doux nom en rapport au caractère infranchissable de la chose, et causant la destruction des voitures s’y risquant. Il faut s’imaginer un mur vertical, littéralement. Et certains rigolos grillés de la cervelle y vont franco avec leur 4×4, ce qui se termine par la voiture plantée verticalement, le nez complètement enfoncée dans le sol, et la nécessité de tracter la bête en espérant qu’elle survive. Et ils en sont fiers en plus ! Nous, on a gentiment contourné le sujet, pour le bien être du Pajero… et de sa co-pilote ! Nous quittons les australiens en fin de journée, afin de trouver un endroit pour dormir, et sachant que le reste de la piste peut se faire sans problème.

Le lendemain, nous allons voir les Fruit Ball Falls, de magnifiques cascades aux airs de paradis perdus. Le site est magnifique, et rien que pour nous ! On poursuit ensuite notre route vers the Tip, la pointe la plus au nord de l’Australie.

En arrivant à Bamaga, la dernière « ville » de la péninsule, on s’aperçoit que le radiateur de la voiture fuit. On va donc voir le seul garage du coin, qui nous annonce que le radiateur est troué comme du gruyère, et complètement rouillé. Il faut le changer, sans quoi on risque d’abîmer sérieusement le moteur. Super ! Nils a donc l’heureuse surprise de se voir offrir un radiateur pour son anniversaire, il est CON-TENT ! La réparation s’élève à plus de 1000 dollars, ce qui n’était pas franchement prévu dans le budget. Nous commandons la pièce par avion, et devons patienter 3 jours avant de la recevoir. Heureusement, nous pouvons tout de même conduire en attendant. On part donc explorer la pointe nord, aux couleurs irréelles et aux plages dignes d’îles sauvages. On s’en met plein les yeux et jouons aux Robinson Crusoé, vivant d’eau plus ou moins fraîche, de noix de cocos et du poisson pêché par Nils de pâtes (ses talents de pêcheur ne se sont pas encore fait sentir…).

Une fois la voiture réparée (et le portefeuille vidé !), nous entamons le chemin retour, en refaisant une portion de la piste pour aller voir d’autres cascades, encore plus belles que les premières !


-MERLUNA STATION –

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Nous décidons de nous rendre dans la Cattle Station que l’australien de Cooktown nous avait recommandée, pour tenter de trouver du travail. Comme nous avons bien fait ! Nous sommes accueillis à bras ouverts par un couple (C & M) ultras gentils, qui se débrouillent pour nous trouver du travail bien qu’ils n’aient pas particulièrement besoin de travailleurs à ce moment. Lorsqu’on leur raconte notre précédente expérience à Bamboo, ils sont vraiment peinés pour nous, et nous comprenons alors l’étendue de la réputation de l’ancien propriétaire. Tout le Cape York évite de faire affaire à lui, en réalité. Si on avait su !

Nils se retrouve à faire du Bull Catching, avec C. et la troupe de mustering, et j’aide M. aux repas, ménage etc, avec une jeune anglaise. Nos journées sont bien remplies, elles commencent à 5h de matin, avant le lever de soleil, et se terminent vers 21h, heure à laquelle on s’écroule de fatigue ! Mais quelle différence cela fait de travailler pour quelqu’un qu’on apprécie, et qui nous remercie de notre aide à chaque fin de journée ! On ne compte pas nos heures, au contraire ! Nous restons au total 3 semaines (nous aurions voulu rester plus longtemps !).

C & M ont engagé une équipe de mustering (dont leur fils et leur belle-fille) afin de rassembler le plus de taureaux pour les vendre. Comme leur Cattle Station est l’une des plus vastes du Cape York, et qu’ils possèdent énormément de bétail, la tâche est aussi aisée que de chercher une aiguille dans une botte de foin. Ils ont donc un pilote d’hélicoptère qui repère les groupes d’animaux, ainsi que des quads, motocross et des « four wheelers » (des 4×4 d’un autre âge, complètement déglingués, et équipés de pneus sur le pare-chocs avant, afin de renverser les taureaux). Oui vous avez bien lu, ici on attrape les taureaux en les poursuivant et en les smashant avec la voiture (ou le quad ça dépend). Ils sont fous ces australiens !. Le but est surtout de fatiguer la bête en la pourchassant en voiture, et de la pousser à terre plus que de la renverser. On ligote ensuite ses membres avec des ceintures (c’est là que Nils intervient), on l’attache à un arbre par les cornes, pour une nuit, et on retourne le chercher avec le camion le lendemain, afin de le ramener dans le grand enclos près de la maison, avec tous ses copains.

C’est très sportif, il faut être un peu maboule pour faire cela, mais c’est très impressionnant à voir ! Un taureau a chargé la voiture dans laquelle nous étions (sans portes bien sûr), nous avons fait des courses de rallyes dans le bush, avec la fille de l’équipe complètement hystérique au volant, et Nils s’est retrouvé à tenir la queue d’un taureau en furie avec le boss lui criant depuis la voiture « va s’y, attrape le !! » ! Moui, je vais essayer de m’en sortir vivant, d’abord ! Le pilote d’hélico est un grand malade puisqu’il s’amuse à poursuivre les bêtes à quelques mètres au-dessus du sol. On le voyait donc slalomer entre les arbres, avec les hélices frôlant les branches. Le tout, bien sûr avec une canette de bière à la main. Trop facile, sinon ! Nils a donc passé 3 semaines bien mouvementées, ce qui lui a bien plu !

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Quant à moi, mes journées sont moins passionnantes. La station loge des travailleurs routiers saisonniers, et possède aussi des cabines pour les touristes de passage. Mon job consiste donc à faire le ménage de ces chambres/cabines/sanitaires quotidiennement, et de m’occuper des lessives de toute la team mustering. J’aide ensuite M. à la cuisine, pour nourrir entre 25 et 45 personnes tous les soirs. Je vais en fin de journée allumer le générateur, qui permet à la station d’avoir de l’électricité lorsque les batteries des panneaux solaires sont déchargées. Je vais nourrir les cochons (mes copains), brûler les déchets (et oui, pas de camions poubelles tous les deux jours, et impossible de recycler les déchets ! On brûle tout, des canettes de bières aux imprimantes…). Ici le courrier arrive par avion tous les mardis, et le semi-remorque passe une fois par semaine pour apporter les courses. Il ne vaut mieux pas se blesser dans le coin, car les soins se font souvent par téléphone (C. a dû remettre une cheville cassée à un travailleur, sur instructions du docteur qu’il avait au téléphone) et l’école se fait par internet. Quand M. a eu besoin de viande pour les repas, Nils et l’équipe lui ont ramené un bœuf fraîchement abattu qu’on découpe dans la petite cabane garde-manger et qu’on suspend aux crochets comme chez le boucher. Il faut ensuite congeler tout cela dans les 5 congélateurs industriels. Nous avons fait de la viande hachée pour un régiment !! C’est dans ces moments que l’on se rend compte qu’un bœuf, ça fait beaucoup beaucoup de viande.

Contrairement à Bamboo Station, nous réalisons que C&M traitent les animaux de manière beaucoup plus respectueuse et intelligente. Tout d’abord, les animaux ne sont pas du tout contrôlés, traités aux hormones ou nourris avec de la mélasse sur-protéinée. Ils sont libres de leur naissance au moment où l’humain les capture pour la vente. Lorsque l’équipe ramène les taureaux capturés dans le grand enclos près de la maison, ils sont bien souvent en état de stress. C. passe plusieurs heures avec eux afin de les calmer, en utilisant la méthode Parelli, qu’il applique d’ordinaire avec ses chevaux. Cette méthode américaine consiste en une communication particulière avec l’animal qui permet de créer les premiers liens de respect et de confiance mutuels. C. utilise le langage du corps pour adoucir les taureaux et les détendre.

Lorsqu’il applique la méthode avec ses chevaux, le résultat est bluffant. Il ne les monte pas les et va, par ses attitudes éveiller l’intérêt du cheval pour l’amener à effectuer une tâche. La relation n’est plus celle d’un dominant-dominé mais une communication intelligente entre l’homme et le cheval. Cela se traduit par des interactions assez impressionnantes de C. qui agite son chapeau en se penchant d’une certaine façon vers l’animal, et le cheval qui répond en venant mettre sa tête entre les jambes de C. On a beaucoup aimé observer ces sessions et discuter avec C. de cette méthode.

Et oui, quand on essaye de comprendre le cheval au lieu de lui taper dessus, c’est tout de suite plus intéressant …

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Au bout des 3 semaines, nous devons quitter la station, car nous avons un rendez-vous à l’aéroport de Darwin, le 1er novembre avec Arthur, venu tout droit de France nous faire un coucou ! Mais avant cela, il nous faut faire 3/4 jours de route en plein désert, soit plus de 3000 km pour relier le Cape York au Northern Territory. 🙂

Les Cow-boys dans le Far North Queensland

G’day mate ! La suite de nos aventures après le départ de la famille :

De nouveau tous les deux, nous avons le projet de trouver du travail au nord de Cairns, puis de continuer notre voyager vers le Territoire du Nord, et sa capitale Darwin. A ce stade, nous avons une hésitation de parcours : nous voulons goûter à la vie des « Cattle Station », ces immenses propriétés bovines dignes des ranchs texans, qui s’étendent sur des milliers d’hectares, où l’on rassemble le bétail (« mustering ») à cheval et l’on entend résonner le claquement du fouet dans les vastes plaines de l’outback. Et oui, cela nous fait rêver ! Mais cela signifie qu’il nous faut aller travailler dans le Cape York…

map cape York

La pointe nord-est du Queensland, le Cape York, est une des régions les plus reculées et isolées du monde, et la traversée jusqu’à la pointe la plus au nord de l’Australie, relève de l’épopée ! Il faut savoir que cette région, ainsi que toute la partie du pays se situant au nord du Tropique du Capricorne, se métamorphosent complètement de novembre à avril, pendant la saison humide ! Au programme : pluies torrentielles, rivières et cours d’eau débordant de leur lit, amenant avec eux des crocodiles long de 5 mètres en moyenne et friands de chair humaine. Sans oublier, cyclones et tempêtes, et bien entendu routes complètement inondées et impraticables. Autant vous dire qu’il ne faut rester coincer dans la péninsule au mauvais moment, sous peine de devoir attendre plusieurs semaines avant de reprendre la route.

Et lorsqu’on a la chance de visiter la région pendant la bonne période, ce n’est pas une promenade de santé pour autant. En effet, les pistes poussiéreuses de la péninsule sont réputées pour être difficiles à parcourir, et le voyage ne peut s’envisager sans 4×4. L’Old Telegraph Track est une piste très ardue que l’on ne peut emprunter à la légère, et il faut généralement s’organiser en convois. On vous racontera cela un peu plus tard…. 😉

Voilà ce qui nous attend… On se doute que Nils est plus emballé que Cécile, qui se voit déjà dévorée toute crue par les crocos… On hésite donc mais en attendant, on décide de visiter la région tropicale au nord de Cairns, qui renferme la Daintree Cape Tribulation National Park « where the rainforest meets the ocean » pour les polyglottes !


MOSSMAN GORGE

Notre première étape est la Mossman Gorge, une jolie rivière qui s’écoule en plein cœur de la forêt tropicale. Une jolie promenade nous emmène au milieu des arbres, on aime bien !


DAINTREE RAINFOREST – CAPE TRIBULATION NP

Ce parc nous plonge dans un décor dont nous sommes peu habitués pour l’instant : la forêt tropicale ! Et Cécile adore ! Les points de vue sont magnifiques, et les promenades commencent dans la jungle pour finir sur la plage, avec une eau turquoise sublime ! En vrais aventuriers, nous avons mangé du crocodile, du buffle et de l’émeu. Rien que ça !

Il faut savoir que cette forêt tropicale est l’une des plus anciennes de la planète (150 millions d’années), et a été déclarée parc national dans les années 80.


 

COOKTOWN & LAKEFIELD NP

Nous arrivons enfin à Cooktown, qui s’appelle ainsi parce que le capitaine Cook (encore lui !) a réparé son bateau dans la baie, en 1770. Pour nous, c’est la ville où nous apprenons qu’un propriétaire d’une Cattle Station accepte de nous embaucher ! A nous l’aventure !
Nous décidons d’aller visiter le jardin botanique de la ville, et nous nous retrouvons à passer la soirée chez une famille franco-australienne, autour d’un barbecue… Entre les deux, nous discutons avec un gentil australien, qui nous confie que sa femme est française, que son fils arrive tout juste de France et qu’il serait ravi de nous inviter à partager une soirée autour d’une bonne grillade ! Au mot grillade, Nils est conquis, bien sûr. Lorsqu’il apprend notre récente embauche, l’australien nous recommande une autre station dans le Cap York, qu’il connait très bien. Sapristi, nous hésitons à présent ! Mais décidons de ne pas changer nos plans, puisque l’autre station est beaucoup plus loin que la première. (Erreur !)

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En chemin vers notre nouveau lieu de travail, nous visitons le Lakefield NP, avec ses goannas complètement gigantesques…. Et des crocodiles monstrueux ! Celui-là devait faire 4 mètres au bas mot.

 


BAMBOO STATION

Cette Cattle Station ne fait pas partie des plus vastes du Cape York mais elle s’étend tout de même sur 45 km en longueur, et réunit environ 2500 vaches de la race des Brahmanes, qui sont réputées pour être des bêtes résistantes. Et la particularité de cette station, est qu’elle est tenue par un escroc de la pire espèce.

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Bienvenue à Bamboo Station !

Récit de 3 semaines de folies ….

 Dès notre arrivée, nous avons été mis au parfum par l’autre jeune travailleuse, une suédoise, qui nous énumère toutes les règles de la maison, à respecter à la lettre sous peine d’énerver le proprio. Et vu la façon dont elle en parle, ça a l’air d’arriver souvent. Bien. Très bien… Nous pensions découvrir la vie en station, nous occuper des 16 chiens, des chevaux, du bétail. On rêvait de monter à cheval, de faire du quad, de découvrir les grands espaces, en bossant dur, mais en s’éclatant. Le salaire était misérable mais nous nous disions que l’expérience et l’aventure compenseraient largement. Vous pouvez imaginer notre déception lorsque le boss nous annonce qu’on va planter une clôture barbelée pendant 3 semaines, tous les jours. Le fencing comme ils l’appellent ici, nous on connaît : on en a fait un peu à Manjimup dans notre ferme de choux. Et laissez-moi vous dire que ce n’est pas passionnant. Nous passons donc nos journées sous le soleil brûlant, à planter des poteaux avec un marteau électrique, à tirer du fil barbelé, à se griffer les bras, dans le vacarme et la poussière, et ce pendant 14H. Oh ! Joie !

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Notre chef, est en vérité un tyran. Il méprise tout le monde, les backpackers en premier, qu’il considère comme de la main d’œuvre gratuite et dénuée d’intelligence, et qu’il refuse de payer décemment sous prétexte qu’il ne l’a jamais fait et qu’il ne va pas commencer aujourd’hui (logique). Il est avide et ne digère pas avoir acheté une propriété qui ne lui rapporte rien. Il est violent avec ses bêtes, grossier et vulgaire. C’est un être petit, méprisable et perfide, qui fuit toute confrontation et refuse d’admettre ces propres erreurs.

Nous avons décidé d’être plus intelligents que lui (pas bien compliqué me direz-vous) et menaçons de partir s’il ne nous paye pas davantage. Après une négociation serrée, nous acceptons de rester 3 jours de plus à faire du fencing. Nous comprenons à ce moment qu’il a besoin de nous, puisqu’il est sous contrat. Les 3 jours suivants se passent dans une ambiance exécrable, lui décidé à nous exploiter au maximum, et nous bien remontés contre lui. Malgré tout, nous nous prenons à aimer la vie en Cattle station, entourés des chiens trop adorables, du manager hyper gentil Peter, et de l’environnement exceptionnel. A l’issue des 3 jours nous apprenons qu’un rassemblement de bétail se prépare, et ne voulant pas louper cela, décidons de prolonger le séjour d’une semaine.

Entre temps, un incendie de bush se déclare non loin de la station. Nous sommes un peu inquiets et nous étonnons de ne voir personne à la station partager ce sentiment. Dans le Cape, les stations sont tellement vastes que les propriétaires ne s’inquiètent d’un feu que lorsque celui-ci s’étend sur leur propriété. Et ici, ils combattent le feu…par le feu. Afin de contrer l’avancement d’un incendie (s’il se dirige vers les habitations par exemple), il faut brûler des zones encore intactes, pour que l’incendie non contrôlé s’éteigne lorsqu’il atteint la zone calcinée. Et devinez qui doit se charger d’aller allumer un feu en pleine forêt australienne ?! C’est nous ! Et bien sûr, comme nous ne sommes pas du tout prévenus de ce qui nous attend, nous y allons en tong, et short, tout va bien. On n’a pas de photos à vous montrer mais ce fut un moment très impressionnant et on a eu bien peur.

L’expérience de mustering nous aura laissé un bon souvenir en général. Ce fut un moment inédit, très excitant pour nous, et l’occasion de monter à cheval et de jouer aux cow-boys ! Nous partons au petit matin et rassemblons plus de 400 bêtes en une journée, que nous ramenons depuis les 4 coins de la station, à un enclos, où les nous trions ensuite. En effet, ce rassemblement s’effectue dans le but de vendre le bétail à un bateau en partance pour l’Asie. Ce sont rappelons-le des vaches à viande. Nous avons aimé l’expérience, l’aventure que cela représentait pour nous, et de voir les chiens en action lors du rassemblement de bétail, tout cela dans un cadre magnifique !

En revanche, ces quelques jours nous ont réellement ouvert les yeux sur la cruauté du chef vis-à-vis des bêtes, en allant des chiens jusqu’aux vaches. Cela nous a vraiment révoltés. Plus généralement, cela nous a permis de comprendre l’industrie animale en Australie, les enjeux et la réalité des stations : le traitement du bétail, depuis son achat, jusqu’à la vente, en passant par son indexation. Ce n’est pas le pays des bisounours au contraire, et nous avons été plus d’une fois choqués, aspergés de sang, confrontés à des situations difficiles. Cécile a plusieurs fois eu des envies de meurtres face à la violence du boss et Nils a eu chaud aux fesses lorsqu’il s’est fait chargé par une vache enragée… Bonne ou mauvaise, ce fut une sacré expérience qu’à défaut de cautionner, nous a permis de nous interroger sur l’industrie animale en général, à laquelle nous n’avons que trop peu accès.

La terrible conclusion de cette semaine de mustering est que les bêtes chargées dans le double semi-remorque à double étage ont quasiment toutes péri dans un accident de route… Le boss a été le grand perdant de l’histoire, et personne n’est venu le réconforter.

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Nous n’avions plus de raison de rester dans cet environnement malsain et peu intéressant pour nous, et malgré les tentatives de notre chef, nous lui avons tiré notre révérence et avons pris nos clics et nos clacs, direction le Cape York, la liberté et l’aventure, encore !!

La suite de notre épopée dans le Cape York very soon ! 😉

 

Road Trip Brisbane-Cairns

Big news, we are back ! Et on ne va pas chômer puisqu’il nous faut rattraper 6 mois de retard, rien que ça.

Je reprends donc là où je vous ai quittés la dernière fois, à savoir Brisbane, bien que nous soyons désormais à Sydney. Logique.

Nous avons donc retrouvé les petites « patte » pour deux super semaines de road trip entre Brisbane et Cairns, en longeant principalement la côte. La distance entre les deux villes est de 1700 km que nous parcourons avec le Pajero et un super Hippie Van loué pour l’occasion !

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– FRASER ISLAND –

Notre première étape en quittant la Sunshine Coast (où nous avons travaillé pendant un mois) est Fraser Island, la fameuse !
Cette île, longue de 120 km est la plus grande île de sable au monde. Point de village ni d’infrastructure et les habitants permanents sont les dingos, des chiens sauvages. On ne peut aller sur FI sans 4×4, et il est vivement conseillé de maîtriser la conduite sur le sable ! Nous laissons donc le Van de M&A et prenons une barge avec le Pajero, aménagé pour 4 personnes pour l’occasion ! Durant ces 3 jours d’aventure, nous avons parcouru l’île, fait un Pelly de sable, avons observé des dauphins, un dingo et une baleine à bosse à 5/10 mètres du rivage, un moment fou !

 

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Nous avons également exploré le centre de l’île, qui regorge de lacs aux eaux cristallines, de pistes de 4×4 réservés aux intrépides (notre pilote a relevé le défi comme un pro) et  avons fait du bush camping, bercés par le bruit de l’océan ! Un sacré départ pour nos deux invitées !


 

– HERVEY BAY –

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Fraser Island est séparée du continent par un chenal, qui offre une baie abritée, idéale pour nos amies les baleines. Elles viennent donc chaque année par milliers se reposer durant leur migration, et c’est l’occasion pour les curieux comme nous, d’aller les observer d’un peu plus près. C’est en effet l’un des rares endroits au monde où l’on peut approcher d’aussi près ces gros cétacés. Et en vérité, il est difficile de déterminer lequel de l’humain ou de la bête est le plus curieux ! Malgré l’affluence sur le bateau, nous avons savouré chaque minute de cette croisière, et nous sommes sentis vraiment minuscules face à ces géants de la mer ! un moment inoubliable !


 

– AGNES WATER, TOWN OF 1770 –

Ces deux petites villes côtières typiquement australiennes ont été pour nous l’occasion de montrer nos talents de surfeurs, (haha) et de passer une journée typiquement australienne, à la plage. Nous y avons admiré un très beau coucher de soleil, une bière Coopers à la main, Aussie Life !


 

– EUNGELLA NATIONAL PARK –

Nous avons quitté la côte pour une journée, pour aller rendre visite à un habitant très spécial du parc : il possède un bec mais pas de plume, il pond des œufs mais allaite ses petit, son nom anglais est platypus mais le nom français n’y ressemble en rien. Alors ? Et oui, coucou l’ornithorynque ! Très difficile à observer, en raison de son caractère craintif, et de sa petite taille, nous nous sommes sentis très privilégiés, et avons profité à 100% de ce moment !



– WHITSUNDAY ISLANDS –

La Grande Barrière de Corail, merveille naturelle et étape incontournable de notre voyage s’étend sur plus de 2200 km le long des côtes du Queensland ! La partie sud de la barrière est jalonnée d’archipels coralliens dont les Whitsundays Islands. Nous choisissons de les découvrir en prenant de la hauteur, en montant dans un petit avion de tourisme ! Nous survolons pendant une heure l’archipel et allons même voir la grande barrière de corail plus loin…. et le célèbre cœur !


 

– TOWNSVILLE & MISSION BEACH –

En nous dirigeant vers le nord, nous observons un net changement de décor, à mesure que nous nous rapprochons du Tropique du Capricorne ! Le climat se fait plus chaud et lourd, et la végétation plus tropicale. A Mission Beach, on nous déconseille même de nous baigner, malgré le décor paradisiaque… à cause des charmants hôtes de ces lieux, les crocodiles ! Cela ne nous décourage pas pour autant, et nous ne résistons pas à nous détendre dans ces eaux magnifiques, mais pas rafraichissantes du tout ! Nous ne le savons pas encore à ce moment bien sûr, mais la chaleur lourde et étouffante qu’on découvre ici, ne nous quittera pas durant 4 mois !


 

– MILLAA MILLAA FALLS –

Avant d’atteindre l’ultime étape de notre aventure, Cairns, nous nous enfonçons dans la jungle tropicale pour aller observer de belles cascades !


 

– CAIRNS, PORT DOUGLAS & THE GREAT BARRIER REEF –

A Cairns, M&A rendent leur super bolide, et nous offrent quelques nuits dans une chouette maison, tout confort, pour conclure le road trip en beauté ! Nous partons le lendemain matin en croisière snorkeling sur la Grande Barrière de Corail, au départ de la très jolie ville de Port Douglas. Journée placée sous le signe du Poisson haha ! Une expérience incroyable, une journée magique ! Que de superlatifs pour décrire notre escapade ! Nous avons pris la mer vers 8h le matin, avons plongé dans 3 endroits différents nous permettant ainsi d’observer une multitude de poissons, aux couleurs improbables et magnifiques ! Nils a même eu la chance d’observer une tortue et un requin de récif!

 

Ceci conclut notre aventure entre Brisbane et Cairns, que nous avons partagé avec nos deux Pattes, qui sont reparties avec plein de bons souvenirs !!

 

 

Attentats de Paris

Comme vous l’aurez remarqué, le blog est quelque peu laissé de côté ces derniers temps, et on s’en excuse. On a une multitude de choses  vous raconter, des chouettes et des moins chouettes, et on le fera probablement sous peu.

Mais ce soir, après ce qu’il s’est passé à Paris, on voulait vous dire : on pense à vous. On est soulagés que tout le monde soit OK, que personne n’ait eu la folle idée de s’aventurer dans ces rues, ces cafés, ce concert, ce soir- là. Comme tout le monde, on a entendu a nouvelle sans rien y comprendre, on s’est inquiété, on a essayé de recoller les morceaux du puzzle. Mais à 14000 km de la France, c’est d’autant plus invraisemblable. L’écœurement, l’ahurissement et l’incompréhension sont là, et semblent surréalistes dans ce pays qui ne paraît pas affecté par la nouvelle : évidemment, c’est si loin. On pense à vous d’autant plus.

C’est le deuxième drame que l’on vit à distance, et c’est toujours aussi frustrant de ne pas comprendre, de ne pas savoir ou plutôt de savoir dans le désordre ce qu’il s’est passé. Mais veut-on vraiment savoir ? Difficile de mettre des mots sur ce que l’on ressent. Nous sommes probablement chanceux de ne pas avoir vécu cette horreur de plein fouet, mais pour autant nous la vivons à notre façon, et il est frustrant de ne pas en saisir toute la portée. Ce soir, on a mal pour notre Paris, et on se sent citoyen français plus que jamais. C’est peut être un élan maladroit, mais sincère.

Mais il ne s’agit pas de nous, il ne s’agit pas de notre voyage, ni de nos galères de voiture, de visa et j’en passe. Ce sera pour demain. On pense très fort à vous, on vous souhaite courage pour  avancer. Fluctuat nec mergitur, comme on dit par chez nous.

Take care

 

 

Brisbane et ses jardins

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Hello la troupe !

Nous avons interrompu notre périple vers le nord lors de notre arrivée à Brisbane : en attendant l’arrivée des p’tites pattes, nous avons décidé de chercher du travail dans la région, pendant environ un mois. Mais avant ça, nous en profitons pour visiter la capitale du Queensland : Brisbane !

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De toutes les capitales australiennes, Brisbane est la seule qui n’est pas située sur un littoral, mais autour des méandres de la Brisbane River. Elle se situe dans un climat sub-tropical et a la réputation d’être la ville la plus verte d’Australie (sûrement par rapport aux mètres cubes d’eau qui tombent durant la saison des pluies). C’est une ville très moderne et dynamique qui possède de chouettes jardins que nous sommes allés visiter.

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La ville possède un réseau de ferrys gratuits, qui nous a été très utile pour rejoindre les différents quartiers de la ville, tout en profitant des plaisirs nautiques ! Nous avons ainsi pu admirer le Story Bridge sous tous les angles.

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Puisque la mer n’est pas à Brisbane, Brisbane vient à la mer ! En effet, sur la rive sud de la Brisbane River, le quartier de Southbank Parklands a été complètement et remarquablement aménagé, avec un lagon et une plage artificiels pour les grosses chaleurs ! On a beaucoup aimé se promener dans ce parc, avec des pergolas, des coins de forêt humide, et des grandes pelouses donnant sur le fleuve.

Le jardin subtropical de 16 hectares  de Roma Street Parkland abrite une petite forêt tropicale et bien que l’on soit en plein centre ville, l’ambiance exotique est parfaitement reproduite. Nous avons déjeuné sur les barbecues du parc qui sont toujours très pratiques (et propres !),  et avons déambulé dans un jardin coloré magnifique !

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Après Brisbane, nous avons gagné la Sunshine Coast où Nils a trouvé un job d’ouvrier sur un chantier ! Nous avons trouvé une chambre à louer dans une super maison avec piscine chez une dame extra et Cécile a également trouvé du travail en tant que femme de chambre dans un hôtel le long de la côte ! Avec notre hôte, on a passé de très bons moments, on lui a fait des petits plats et elles nous a gâtés aussi, nous sommes allées grimper une montagne ensemble, et nous avons fait un super tour de vélo sur la côte récompensé par un fish&chips sur la plage !

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A l’heure où ces lignes sont écrites, nous avons retrouvé la famille de Cécile et nous plions bagage, prêts à reprendre la route ! Fraser Island, les baleines d’Hervey Bay, la Grande Barrière de Corail, Cairns et son climat tropical … un beau programme nous attend !

On vous embrasse bien fort !

Road Trip Sydney-Brisbane

En finissant notre visite de Sydney, nous en avons profité pour inaugurer la nouvelle planche de surf (achetée d’occasion tout de même), sur les célèbres plages de la ville : à Manly ! Manque de chance, la pluie était au rendez-vous, ce qui a découragé Cécile (oui je sais, on finit mouillé dans tous les cas… mais même !) mais pas Nils ! Malheureusement, on s’est vite rendu compte que notre planche n’est pas de grande qualité : après 2 sessions, une des fins (petits ailerons sous la planche) a disparu, et le plug est endommagé, il faut réparer la planche …

Nous avons ensuite entamé pour de bon notre road trip en direction de Brisbane (soit 950 km, une bagatelle) ! Nous avons hâte de découvrir la côte est, qui est paraît-il, bien différente de celle du Western Australia !


Port Stephen, NSW

Notre première halte se fait dans cette grande baie, proclamée capitale australienne des dauphins. Ça promet ! Nous observons un magnifique coucher de soleil sur One Mile Beach, à Anna Bay.

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Le lendemain, nous partons explorer cette belle péninsule en prenant un peu de hauteur ! Grand bien nous en a pris puisqu’une fois arrivés au lookout, nous apercevons des baleines au loin !! Nous sommes complètement scotchés, et malgré la distance (on les distingue de nos jumelles), le spectacle est vraiment impressionnant ! Par contre, pas de dauphins à l’horizon lors de notre passage.

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Myall Lakes National Park & Booti Booti National Park, NSW

Notre première expérience de baleines nous a tellement plu, que nous avons repéré tous les endroits où il était possible de les observer depuis la côte. Le Myall Lakes NP, et son superbe phare nous ont permis de voir les cétacés d’encore plus près , et point de vue en lui-même est vraiment magnifique !

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En remontant, nous avons longé la côte par une piste 4×4 très sympathique, qui nous a permis de traverser un autre parc très chouette !

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Port Macquarie et ses koalas, NSW

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Port Macquarie est réputée pour sa digue artistique, mais aussi et SURTOUT pour son hôpital de Koalas, que nous sommes allés visiter ! C’est parti pour un moment trop pipouchou !

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Il faut savoir que cet hôpital soigne et réintroduit les animaux dans tous les cas, à moins que la santé de l’animal ne soit trop altérée. Par exemple, ils ont un vieux papy koala atteint de scoliose qui ne peut pas se nourrir tout seul. Ou bien une mademoiselle koala, prise au piège lors d’un feu et qui s’est brûlé les griffes si fort qu’elles n’ont pas repoussées. Elle ne peut plus grimper aux arbres, et donc se nourrir. En général, les koalas sont victimes de collisions avec des voitures, de morsures de chiens, ou de brûlures lors des incendies l’été…  Et on peut dire qu’ils sont bien chouchoutés par le personnel complètement gaga de leurs protégés.

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Nous sommes également allés visiter le jardin botanique ! Port Macquarie se situe à l’entrée de la côte subtropicale, et la végétation s’en ressent ! On commence à voir de nouvelles fleurs et plein de palmiers, on adore !

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Nous en avons également profité pour refaire une santé à notre planche, qui est comme neuve depuis !


Coffs Harbour, NSW

 De Coffs Harbour nous ne retiendrons qu’un mot : SURF ! Nous avons fait deux super sessions sur cette plage idéale pour les débutants !  Nils a même réussi à se mettre debout, la preuve en images !

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En remontant la côte à l’affût de chaque spot de surf, nous avons trouvé notre bonheur dans Broken Head Nature Reserve, qui n’est rien de moins qu’une réserve de surf ! Il n’y a qu’en Australie où on peut voir ça !


Byron Bay, NSW

Ah Byron Bay ! Les guides de voyages et les blogs ne tarissent pas d’éloges à son sujet, l’élevant au titre de ville « new age », écolo zen, paradis des surfeurs. La ville a en effet traversé une forte période hippie, qui se ressent encore aujourd’hui bien que l’industrie touristique l’ait inévitablement ternie. Cela se traduit par un centre ville chargé de boutiques de tourisme et de grandes enseignes, parmi lesquelles se glissent quelques pharmacies alternatives, restos végétariens et magasins bio. L’ambiance y est détendue, les gens se promènent pied nus, on assiste à de petits concerts de rue de très bonne qualité, bref on aime !

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Mais Byron Bay, c’est aussi l’océan et le surf ! la plage principale s’étire en croissant, et forme donc un spot parfait pour les débutants : les vagues se déroulent sur toute la longueur de la plage, ce qui permet aux surfeurs de garder la même vague pendant un moment, et de remonter la plage à pied pour en attraper une autre. Il ne manque plus que le tire-fesses, finalement ! Nous avons donc passé la journée entière à peaufiner notre technique, sans voir le temps passer ! Les surfeurs vont des gamins hauts comme 3 pommes, aux surfeurs pros avides de vagues, en passant par les papys en longboard, c’est vraiment un beau mélange ! Nous avons même assisté à des tours d’acrobaties lorsqu’un monsieur a réalisé un superbe porté avec sa partenaire, tout en surfant ! Magnifique !
Bon mais l’aspect moins magnifique, c’est d’apprendre le lendemain, qu’un requin avait été repéré près de la plage lorsque nous y étions, et qu’il avait « gentiment » attaqué un surfeur !

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Byron Bay possède un phare situé au point le plus oriental de la côte australienne, ce qui permet d’observer très facilement les baleines lors de leur voyage migratoire, ainsi que les dauphins. Pour cela, un très joli sentier de randonnée fait le tour du promontoire par des falaises et des points de vue à couper le souffle ! Nous avons adoré cette randonnée, et nous avons eu la chance de voir des dauphins et des baleines, c’était un super spectacle !

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Le soir, nous sommes allés admirer le coucher du soleil sur la plage, dans une très bonne ambiance puisque un concert de djembé s’y est improvisé, réunissant une groupe de gens qui se sont mis à danser sur la plage. Un moment magique !

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Gold Coast, QLD

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Changement radical de décor lorsque nous pénétrons dans la région de la Gold Coast, à la frontière entre le New South Wales et le Queensland !

Le littoral boisé et les jolis villages côtiers font place aux gratte-ciel de cette région ultra-touristique ! Très peu emballés par cet horizon bétonné et surpeuplé, nous espérons au moins y trouver des plages de surf à la hauteur de la réputation de la Gold Coast : sa ville principale, au nord, s’appelle Surfeur Paradise, c’est dire !
Nous trouvons une plage de surf pour les débutants dans le sud de la Gold Coast, à Currumbin, qui fera notre bonheur ! Les vagues sont parfaites, on a pied partout, le top ! Nous y resterons deux jours afin d’en profiter un maximum, avant de remonter la côte vers le centre de la Gold Coast.

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Globalement, nous avons l’impression de nous retrouver à la Grande-Motte en plus grand, avec des villes complètement dédiées au tourisme de masse, et sans aucun intérêt. Nous décidons de ne pas nous y attarder, et prenons rapidement la route pour Brisbane, qui n’est plus très loin maintenant !

Smouch !

Sydney, the place to be !

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Après notre escapade montagnarde, nous arrivons enfin à Sydney, étape incontournable de notre périple ! Bien qu’elle ne soit pas la capitale, (c’est Canberra, pour ceux qui sont en train de se gratter la tête d’un air perplexe devant leur écran), Sydney est la première ville d’Australie, en termes de population, de tourisme, d’économie et de symboles australiens ! Alors, me direz-vous, si cette ville est si populaire, pourquoi n’est-elle pas la capitale de ce beau pays ? Au début du XX° siècle, le titre de capitale se joue entre Melbourne, dans le Victoria, et Sydney du New South Wales. La compétition  est si rude, que le gouvernement décide finalement de couper la poire en deux (pas joueurs ces australiens). Un nouvel état est ainsi créé, entre le Victoria et le New South Wales (l’Australian Capital Territory), pour y installer la nouvelle capitale. Ce qui est, de notre humble avis, un choix relativement stupide, puisque Canberra, ville très récente, ne possède aucune âme et ne représente pas vraiment l’image que l’on se fait de l’Australie. M’enfin, passons !

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Sydney, avec sa baie, son fameux pont et la brume qui s’y accroche est souvent comparée à San Francisco des USA, bien que l’ambiance n’y soit pas aussi bohème !  Nous étions un peu septiques avant d’arriver, pour plusieurs raisons :

  • Depuis le début de notre aventure, nous avons davantage préféré les régions « natures » aux grosses villes.
  • Nous avions entendu tant de choses extras sur Sydney que nous avions peur d’être déçus
  • On sentait que la vie de « backapackers » n’était pas compatible avec la métropole, mais pas le choix, la vie est chère à Sydney !

Malgré tout ce pessimisme, nous avons littéralement craqué pour cette ville que nous avons arpentée pendant une bonne semaine, à tel point, qu’on s’y verrait bien bosser, à la fin de notre road-trip !

En arrivant sous le déluge, il a fallu nous réfugier dans une bibliothèque afin de dégoter sur internet LE lieux où nous pourrions garer la voiture (et accessoirement y dormir) sans éveiller le moindre soupçon. Impossible, me direz-vous ? Tut tut ! Nous avons trouvé la perle rare dans un quartier en périphérie du centre, où les rues sont gratuites. Nous sommes passés en mode incognito pendant notre séjour en restant le moins possible dans la voiture et en déballant le moins possible notre bazar. Et c’est passé comme une lettre à la poste !

Armés de notre petit guide LonelyPlanet, nous commençons notre visite (nocturne) par l’endroit incontournable de Sydney : Circular Quay, avec l’Opéra House et le Harbour Bridge ! Notre première vue de l’Opéra nous fait un drôle d’effet, c’est dans ce genre de moments que l’on prend pleinement conscience de l’aventure incroyable que nous sommes en train de vivre ! On se pince pour être sûr de ne pas rêver, et on se dit : « Here we are ! ».

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Dans les jours qui suivent, nous arpentons le CBD (Central Business District), ainsi que les rives de la baie proches de l’opéra. Décidés à profiter à 100% de l’Opéra, nous nous offrons une visite guidée en français… Erreur ! Notre guide n’est pas top du tout, et nous raconte des platitudes tout au long de la visite. Mais tant pis, le lieu se suffit à lui-même quoi qu’il en soit ! Avec le billet de la visite, nous avons des réductions sur les représentations, ce qui nous a permis d’aller assister à un concert de musique classique, dans la grande salle, s’il vous plaît ! C’était vraiment chouette !

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Le ponton VIP de l’opéra était occupé par une drôle de star : une otarie, bien occupée à bronzer au soleil !

Les jours suivants, nous explorons les Jardins Botaniques, qui offrent une superbe vue sur la baie, l’opéra et le pont, nous visitons la galerie d’art du New South Wales (et oui, que de culture !), en essayant de jongler entre les averses, et les éclaircies !

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Lorsque la météo annonce un grand soleil pour le lendemain, nous décidons de nous rendre à l’une des plages les plus célèbres d’Australie : Bondi Beach ! Cette plage au sud de Sydney est en forme de croissant parfait, et attire une foultitude de surfeurs, joggeurs et de familles tout au long de l’année !

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Mais le gros plus de cette plage, c’est le sentier côtier qui y part, et qui longe la côte pacifique sur plus de 3 kilomètres : on l’a fait, et on a adoré ! Nous avons longé la piscine océanique de Bondi, des criques assaillies par les surfeurs, un cimetière où les occupants bénéficient d’une vue imprenable (les chanceux, haha), et des falaises escarpées, le tout sous un grand soleil !

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Et puis, Sydney c’est aussi l’achat de notre planche de surf, tant attendue ! Nous voilà parés à rider la vague avec classe ! Et ça tombe bien puisque nous comptons longer la côte pacifique pour rejoindre Brisbane, en passant par la Gold Coast, le paradis des surfeurs ! Le plan est de trouver du travail aux alentours de Brisbane, en attendant de retrouver les « p’tites pattes » pour un sacré road trip jusqu’à Cairns !

L’aventure continue !! On pense bien à vous

Les surfeurs en herbe.

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Blue Mountains National Park

En remontant le New South Wales en direction de Sydney, nous nous sommes arrêtés quelques jours dans le parc des Blue Mountains qui doit son nom à la brume bleutée qui s’échappe des immenses forêts eucalyptus. Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, et couvre une superficie de plus de 250 000 ha dont la plus grande partie est inaccessible. Comme de coutume, nous n’avons pas de date précise de départ, et nous profitons à 100% du parc, de ses cascades et de ses magnifiques randonnées.

Nous commençons par notre tour par le point de vue Evan Lookout, et une superbe cascade joliment nommée the Bride Veil (le voile de la mariée), la plus haute du parc.

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Nous nous sommes trouvé un endroit discret pour dormir, un parking où il est même possible de faire un feu de camp, l’idéal pour nous qui avons toujours des nuits bien froides ! Les pommes de terre à la braise avec nos toast de pain à l’ail nous ont bien réchauffés ce soir là !

Le lendemain, nous choisissons de faire une randonnée, la Grand Canyon Walk, qui nous aura pris 4h, avec des escaliers parfois éprouvants ! Nous descendons dans la vallée, très touffue, pour ensuite remonter un sacré dénivelé de l’autre côté, mais la vue spectaculaire en valait l’effort ! Nous nous sommes vraiment retrouvés dans une forêt encore sauvage, peu impactée par la présence de l’homme (hormis la quantité impressionnante de marches taillées dans la pierre, nos cuisses s’en souviennent encore !).

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Pour finir cette journée, nous sommes allés voir un point de vue, Pulpit Lookout, que nous renommerons « Lookout de la mort qui tue » puisqu’il s’agit d’une corniche, d’un escalier vertigineux, et d’une balustrade, le tout à plusieurs centaines de mètres d’altitude ! Gloups ! Mais, nous l’avons fait ! 😀

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Nous avons rejoint notre campement pour la nuit, et nous sommes acquittés de notre mission bois quotidienne pour le feu de camp. Et là, alors que Nils le bûcheron  est en train de lancer le feu, je me fais interpeller par un groupe de jeunes asiat’ qui, sont très très intrigués par notre feu. Ils nous demandent alors, l’air complètement ébahi, si c’est nous qui avons fait ce feu, et comment ??! Oui, pour eux, le feu se fait avec des silex et des bâtons qu’on frotte… Sans rire ! Nous leur avons expliqué le petit bois, le journal et le briquet ! Et dans la soirée, on les a vus faire une multitude d’aller retours avec leur camping-car, probablement pour essayer cette technique hyper novatrice. L’histoire ne nous dit pas s’ils ont eu beaucoup de succès.

Le lendemain, nous allons visiter le site le plus célèbre du parc : les Three Sisters, à Katoomba ! ce sont 3 tours de grès à flanc de falaise qui ont une signification pour les aborigènes locaux. Comme ce sont des bus entiers de touristes qui se déversent au point de vue (c’est dingue on se croirait à la Tour Eiffel haha), nous choisissons de nous garer plus loin et de rejoindre le site par une balade le long de la falaise, très sympathique ! Une fois arrivés au point de vue, nous avons été un peu déçus de ces triplettes, mais surtout très vite soûlés de la foule dont nous n’avons plus l’habitude !

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Sur le chemin du retour, nous sommes tombés par hasard sur tout la communauté tibétaine du coin, en habit de fête, et pour cause ! Le Dalaï Lama en personne vient donner un discours dans la demi-heure qui suit ! Nous faisons donc le pied de grue pour apercevoir « His Holiness » bercés par les « Long Life Dalai Lama ! » et autres slogans (des détraqueurs, on les taira).

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Nous nous sommes ensuite rendus au Leura Falls, une ballade sympathique sans grande difficulté au milieu de cascades, ainsi qu’à un autre lookout nous permettant de voir les Gordon Falls, et le coucher du soleil sur le parc !

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Pour notre dernier jour, nous avons fait une superbe randonnée, Wentworths Falls Walk qui s’enfonce dans la vallée, longe plusieurs cascades, et remonte via un escalier creusé par l’homme, au XX° siècle (et restauré depuis !). Nous nous en sommes mis plein les yeux, avec des vues sur la vallée à couper le souffle, et des cascades époustouflantes (usons et abusons des superlatifs) !

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Une section de cette randonnée est assez escarpée puisqu’on longe la falaise avec le précipice de l’autre côté ! la dernière partie de la ballade s’enfonce dans la forêt d’eucalyptus, pour finir avec une série d’escaliers bien sympathiques ! Nous avons décidé de renommer ce parc le Staircase National Park, rapport aux marches en surabondance, et aux cuisses brûlantes !

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Nous avons terminé notre escapade montagnarde par un chouette point de vue qui permet d’avoir une vue à 360° sur le parc, ses vallées boisées et ses falaises ocres !

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A nous Sydney !!

Des bises !

On est venu, on a vu… et on est revenu ! :)

Coucou la troupe !

La parenthèse ensoleillée du désert central s’est belle et bien terminée lors de notre retour dans le South Australia : le temps maussade et humide nous a rapidement rappelé que l’automne était toujours là ! Et cela n’allait pas aller en s’arrangeant !


– Adelaide, SA –

Qu’à cela ne tienne, nous avons poursuivi notre périple avec une première halte à Adélaide (la seconde fois donc pour nous). Nous avons été accueillis par la pluie et le vent glacial, et nous avons été obligés de nous rabattre vers le McDo le plus proche, car il nous était impossible de sortir notre bazar pour nous préparer à manger. Nous avons tenté la canne à pêche vers le port d’Adelaide mais le temps trop menaçant nous a vite découragés !

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Heureusement, les douches chaudes gratuites sont plus faciles à trouver dans les grandes villes ! Et oui, on l’oublie vite mais le luxe d’une bonne douche chaude se fait rare lorsqu’on voyage comme nous ! Et comme nous sommes vraiment tributaires du temps (on ne peut pas se réfugier dans la voiture pour cuisiner par exemple), notre quotidien doit s’organiser tout différemment ! Lorsque nous le pouvons, nous nous réchauffons autour d’un feu de camp, mais dans les grandes villes, où la discrétion est de rigueur, nos options sont limitées !


– The Grampians National Park, VIC –

Nous n’avons pas fait long feu dans le South Australia, et nous nous sommes rapidement dirigés vers le Victoria, en passant par le Parc National des Grampians ! Ce parc est constitué d’un petit massif montagneux, et dans la petite ville de Halls Gap règne une ambiance de station de ski, avec les kangourous en plus ! Nous avons fait une chouette randonnée entre cascades et points de vue extras, récompensée le soir par un feu de camp et une bonne bouteille de vin australien, à chaque fois dans des cadres magiques (clairières avec des oiseaux curieux, ou en haut d’une montagne avec vue imprenable sur la vallée) !

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– Great Ocean Road, VIC –

Après cette escapade montagnarde, nous avons regagné la mer, en empruntant pour la seconde fois et dans le sens inverse, la Great Ocean Road !

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La partie la plus à l’ouest est surnommée la Shipwreck Coast (la côte des naufrages), du fait de ses falaises escarpées, et des courants dangereux. Nous avons revu les Twelves Apostles, mais sous la pluie cette fois ! Nous avons davantage visité le Cape Otway National Park, avec ses forêts pluviales, ses arbres-fougères complètement démentiels et ses cascades, le temps humide s’y prêtant parfaitement !

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Près d’un camping, il y a un spot où il est possible d’observer des koalas (endormis) sur leurs branches ! Ils ne sont même pas réveillés par la horde d’oiseaux (cacatoès et autres) que les touristes peuvent nourrir (j’avoue, on l’a fait aussi..). Voilà le gros pépère que nous avons croisé :

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Et c’est à Torquay, ville de surf réputée sur la côte sud, que nous avons surfé nos premières vagues ! Enfin… on avait une planche immense pour un maximum de stabilité et on a pris que les vagues blanches déjà éclatées… mais on a tout de même réussi à se mettre debout ! Du coup, on a acheté un super livre de surfeurs et on a décidé de devenir surfeurs professionnels… un jour.

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– Melbourne, VIC –

Après la côte, direction Melbourne (et oui, on refait le même trajet en sens inverse), que nous avons revisité quelques jours ! Nous avons trouvé un endroit gratuit pour dormir près de la mer, et la journée, nous avons garé la voiture en périphérie de la ville ! Comme elle dispose d’un réseau de trams gratuits, il nous était simple de gagner la « City » ! Nous avons revisité la ville en générale avec une mention particulière pour la vitrine de Pavlova, un gâteau typique australien (oui oui, ça ne se voit pas au nom ^^), qui nous fait baver d’envie !

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Nous avons également visité the Queenscliff Peninsula et the Mornington Peninsula, qui séparent la baie de Melbourne, de l’océan. Nous avons fait une promenade autour d’un phare qui nous a bien décoiffés : l’océan étant déchaîné, et avec des vents glaciaux venant de l’Antarctique ! Comme on dit, ça rafraîchit !

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Nous avons entre temps trouvé un petit job de 3-4 jours dans une plantation d’oliviers au nord de Melbourne. Nous avons donc secoué les oliviers comme des poiriers (Nils avec une espèce de râteau High-tech en titane super lourd, et Cécile avec son petit râteau en plastique pour attraper les branches basses), afin d’en récolter toutes les olives, destinées à finir en huile ! Nous sommes tombés sur des employeurs en or, extrêmement gentils (on est toujours surpris de la gentillesse des australiens !) qui nous ont invité à dîner avec eux tous les soirs, et avec qui nous avons beaucoup partagé ! On espère pouvoir garder contact avec eux, comme on l’a fait avec nos boss de choux !

Nous les avons quitté au bout des trois jours (on est repartis avec notre bouteille d’huile d’olive ! Miam) et nous avons pris le cap pour Sydney et les Blue Mountains !

Road trip en famille et immersion dans le Red Centre … (Part 2)

Nous revoilà pour la suite des news, lors de notre départ d’Adelaide pour le soleil du centre !

  • The Red Centre : le coup de cœur !

Nous savions que nous prendrions notre temps dans cette région, mais nous ne pensions pas y rester 3 semaines complètes ! Ca a été l’un de nos gros coups de cœur du voyage!


– Coober Pedy – 

La coupure est nette, lorsqu’on passe d’une grosse ville comme Adelaide, à une petite ville en plein désert australien : Coober Pedy, capitale minière de l’opale ! Dans cette drôle de ville, les gens ont construit leurs maisons sous terre, pour ne pas subir les chaleurs torrides (jusqu’à 50°C) de l’été. Là-bas, on remplit nos bidons d’eau comme on fait le plein d’essence : à la pompe, et en payant (l’eau est une denrée précieuse, et ils en économisent chaque goutte) !  C’est d’ailleurs dans ces paysages fous qu’ont été tournés les films Mad Max.

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Avant même de découvrir la star du centre (l’Uluru, le gros rocher rouge), nous avons eu plein de belles surprises en visitant des sites moins connus mais presque tout aussi beaux ! Les pistes 4×4 et les routes couvertes de tôles n’ont plus de secret pour le Pajero, qui a relevé le pari, haut la main !


– Painted desert- 

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– Rainbow Valley –

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– East MacDonnell Ranges –
et leurs myriades de points d’eau et de gorges asséchées dans lesquelles on peut y faire des randonnées !

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 – West MacDonnell Ranges –

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– Palm Valley (avec sa  piste 4×4 de la mort !) – 
une oasis dans le désert, avec des palmiers préhistoriques. Seulement, la balade se mérite car il faut avant cela franchir 4 kilomètres de piste 4×4 difficilement praticable ! Cécile a plus d’une fois fermé les yeux lors de passages difficiles ! Mais le super pilote a relevé le défi !

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Tous ces parcs nationaux ont été pour nous l’occasion de sortir les chaussures de marche, et de faire de superbes randonnées !


– Kings Canyon –

L’une de nos préférées est celle de Kings Canyon, qui nous fait voir de haut les falaises ocre coupées au laser : effet garanti ! Kings Canyon n’a rien à envier aux paysages de l’ouest américain !

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– Uluru & Kata Tjuta –

Après avoir randonné, profité de feux de camps dans des campings nationaux, quasiment seuls au monde, nous avons pris la route de l’Uluru, un peu sceptiques face à l’attraction touristique de ce gros caillou. On n’aime pas trop la foule nous ! Mais, il faut l’avouer, il en impose. On comprend pourquoi ce monolithe de 350m de haut et 9 km de circonférence a une telle importance spirituelle aux yeux des aborigènes. On se sent vraiment tout petit, face à lui. Nous avons profité d’une visite avec un ranger pour en apprendre davantage sur l’histoire spirituelle de l’Uluru, et les coutumes de ses propriétaires traditionnels, les Anangu.

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La principale caractéristique de l’Uluru est qu’il revêt différentes couleurs, selon l’heure de la journée. C’est pourquoi il attire une foule de touristes (dont nous !) au lever et coucher du soleil qui viennent le voir sous ses différentes teintes.

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Il existe un site un peu moins connu, mais tout aussi impressionnant, les Kata Tjutas, un ensemble de 36 dômes que l’on peut découvrir par une belle balade qui serpente tout autour !

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Petite anecdote amusante : c’est sur un parking d’observation du rocher, donc au beau milieu du désert australien, que nous avons croisé de manière complètement improbable, une amie du lycée Audrey, en vadrouille comme nous ! On a donc passé une très bonne soirée autour d’un feu de camp, à nous raconter nos aventures !

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– Oodnadatta Track –

Sur le chemin du retour à Adelaide, nous avons décidé de passer par une piste 4×4, lOodnadatta Track, qui traverse le désert australien en suivant l’ancien tracé de chemin de fer reliant le sud au nord. En bref, c’est 700 km de piste dans le désert, 3 jours de traversée pour 10 voitures croisées au grand max ! Nous sommes donc passés par la région la plus aride de l’état le plus aride du continent le plus aride au monde ! Et c’est dans ce décor peu accueillant que se trouve la plus grande station d’élevage de bétail au monde.

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– Flinders Ranges National Park –

Après cette superbe immersion dans le véritable outback australien nous sommes redescendus dans le sud par les Flinders Ranges, un parc national montagneux où nous avons fait une randonnée de 9 heures, soit 22 km, avec des portions d’escalade qui nous ont fait les mollets, et pas que ! Mais la vue à 360° au sommet de la montagne valait vraiment l’effort !

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Nous sommes maintenant de nouveau dans le sud, et nous refaisons le trajet Adelaide-Melbourne-Sydney par la côte, que nous avons fait avec la famille de Nils. Nous allons aussi essayer de trouver du travail dans le coin, pour renflouer les caisses haha !

On pense à vous, pour qui les beaux jours sont de retour ! Envoyez-nous un peu de soleil !

Cheers

Les australopithèques !